Le Madazine des Madalascars

...Frank et jean en Lémurie

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Ifaty

Ifatyà Mada, il y a des hauts et des bas. Après avoir touché le fond à Tana, ils pensaient enfin remonter vers la surface heureuse du monde. Et, bien que s'enfoncer dans la brousse était déjà une ascension, cela n'était suffisant, ils devaient boire le calice jusqu'a la lie et l'eau du riz avec. (coucou Bernard).
 C'est enfin purgés, qu'ils prennent la route pour la côte, Ifata (Ifat) un immense lagon au Nord de Tuléar.
Ils arrivent à Ifat peu de temps avant le sunset, au village de Mangil, trouvent un hôtel raisonnable sur la plage, et vont boire leur binouze face au couchant.
 Ifaty
 Frank : ça fait du bien de retrouver la mer.
C'est vrai qu'il est marin dans l'âme, et s'extasie sur les quelques embarcations navigant devant le soleil.
-C'est une pirogue à voile, pas un prao, car le mat n'est pas au centre.
Jean regardant autour de lui constate que la plage est déserte, seul y flâne un couple au loin, tandis qu'au bar, ils sont les seuls clients.
- Si l'enfer c'est les autres, Frank, je crois qu'on a trouvé le paradis...
- Wouais dit Frank plus intéressé par la pirogue qui pénètre le soleil, que par les élucubrations de son cousin. Faut dire que ça fait trois semaines qu'ils sont quasiment toujours ensembles, et qu'ils se lassent forcément l'un de l'autre.
Jean toujours excité comme une puce poursuit : Je crois qu'on va pas faire long feu ici...
- Frank : ...un boutre...
Jean : rien à boutre.

Stéphane, leur chauffeur, les rejoint. C'est un jeune Malgache, policé, parlant correctement français. Il est plutôt sympathique mais surtout très timoré et pétrit de superstitions. Mais il a une passion : sa voiture, dont il ne cesse de parler.
Ils vont faire un tour des bars du village, qui bien qu'on soit samedi, sont déserts, et ils ne réussissent qu'a sympathiser avec différents barmen, Désir et Pierro. Ils sont fatigués et vont se coucher.

Le lendemain, la plage est plus animée : quelques vazas prennent leur petit-dej, d'autres font leur jogging matinal, ou traînent leur ennui sur le sable. Un groupe de cinq, six jeunes malgaches fait du tir à la corde avec la mer. Ce sont des pêcheurs qui remontent un filet. Jean flairant la photo les colle. Ils tirent la corde au bout de laquelle est attaché un filet, qui a été lâché à l'aube au large. À l'autre bout du filet, uns autre corde que d'autres hissent. Le filet, signalé par des bouées, est loin. Ils sont tous attachés à la corde qu'ils tirent de leurs poids. Quand ils arrivent au sommet de la plage, le premier se détache, va jusqu'à l'eau, bloque la corde, puis leurs autres viennent le rejoindre pour recommencer.

 pecheurs
 En même temps qu'ils halent la corde, ils se déplacent vers la droite, convergeant vers la deuxième équipe. Quelques vazas tournent autour de la scène. La corde et le temps avancent à peine, seul le soleil monte.

Frank fait connaissance de Josselin et Julien, deux jeunes malgaches, qui essayent de leur fourguer des prestations. Mais ici la pression est molle autant que tarifs. Ils conviennent d'un rendez-vous pour visiter "la forêt de baobabs" en "deux zeb". Sur sa lancée Josselin leur propose de manger du poisson grillé chez lui (à un prix inférieur à celui des restos), ils acceptent.

 pecheurs
 Le filet s'est rapproché, les deux équipes de tireurs aussi. Autour c'est l'excitation. Tous s'y mettent pour monter le filet.
 pecheurs
 Ils sortent enfin le filet : consternation générale. au font des rets, rien. Quelques poissons non comestibles. les vazas qui voulaient voir des poissons partent, et jean se régale.

Ils ont un déjeuner chez Josselin avec Julien et Stéphane. Ils ont rendez-vous sous le tamarinier. Puis Josselin les conduits dans les ruelles bordée des palissades de branches pour l'accueillir chez lui. un enclos carré, avec plusieurs cabanes pour sa famille.

 cuisine
 il les accueille dans la sienne ou il vit avec sa femme et son fils. Il a fait de la place, mais l'essentiel de la déco est là, des napperons sur des meubles en bois, et même sur la télé, qu'il ne peuvent regarder, car ils n'ont pas l'électricité.
 interieur
 Ils se régalent avec leurs amis de poisson grillé en bavardant et rigolant.

L'après midi ils traînent sur la plage. Ils sont sans cesse sollicités par une nuée de jeunes filles masseuses, mais plutôt que de les rembarrer, ils jouent avec, et sympathisent.

Ensuite c'est la balade dans la forêt de baobab en "deux zeb".
la deux zeb, c'est une deux-chevaux à traction animale, à savoir une charrette à zébus. Et conduire une deux zeb est bien plus délicat, qu'on pourrait le croire.
Le pilote, pour motiver ses bêtes, ne cesse borborygmer : Aah ouglou-bouglougdou, en caressant la croupes des bêtes - gdoudougdou blougoudg - mais le véhicule tire à gauche : le zébu de droite rechigne. Alors le pilote tord la queue de celui-ci - bouglbgoudougou. ils naviguent à la vitesse du boeuf entre les baobabs.

 forêt de baobab
 Julien commente : "lui c'est le baobab carotte", il en a la forme - bouglbgoudougou - un peu plus loin, un baobab effondré, mais toujours vivant "c'est le baobab fatigué" - Aah ouglou-boug - "ça c'est le baobab bouteille" - blougdoudoug - "Là le baobab échelle." un baobab avec plusieurs trous qui en permettent l'ascension. Ils y grimpent.
 
De baobab en baobab sous les bougdou-blougbou ils arrivent au coucher de soleil et rentrent à l'hôtel.
Ils y ont rendez-vous avec les filles pour l'apéro.
 baobab
Le soir, ils vont chez Sébastien, un bar malgache et animé pour y faire la fête avec leurs nouveaux amis : Pierrot, Zeta, Desir, Vanessa, Stéphane, Francina, et tant d'autres...
La soirée dure longtemps. Malheureusement le bituronaute a faillit à ses devoirs, il n'y aura pas de photos.
Aujourd'hui : un dernier petit tour en mer, puis langouste sur la plage, Et cerise sur le prao, ils embarquent Heidi la petite sirène, une jeune suisse allemande qu'ils avaient rencontrée la veille. Irèna de son vrai nom, après avoir passé son bac, est partie faire un tour du monde solo, qu'elle achève ici. 
 chez freddy
 La jeune globe-trotteuse est sympathique et vive, ils s'entendent bien, et décident de faire un bout de chemin ensembles.

Mangil est un petit village avec, côté mer des hôtels à vazas, de l'autre, les Malgaches, mais les deux mondes ici se mélangent paisiblement. Dans ce petit village au bout de leur route, nos deux héros auraient pu se laisser enfin aller à la langueur tropicale et laisser le temps filer là ou il veut, mais la chronik veille. Ils doivent reprendre la route. Plus précisément l’avion pour Morandava (morandav) et son allée des baobabs, la Mada-tour Eiffel.