Ma cabane au Guatemala

Les cousins voyageurs en Amérique centrale en 2005

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Utila

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Une semaines que nous sommes ici. La chaleur forcément étouffante, le soleil évidement de plomb, la mer trop chaude et les incessaçantes vengeances du serpent à plumes, nous font sombrer dans une langueur caraïbaine. Nous nous liquéfions. Il est temps de se ressaisir et tracer la route, d’autant plus qu’elle approche.


Utila

Pourquoi les choses en se seraient passées ainsi et pas autrement ?


Arrivés sur Utila, nous ne sommes pas seul, loin de là, toute la société bab de l’Amérique Centrale, s’est évidement donne rendez vous ici. Du freaks, du traveller, du lost, du vieux, du jeune, du paumé, beaucoup de locaux en chasse, et nous (Frank: on ne chasse pas du tout, vous nous connaissez...). Prendre une lancha pour l’ile s’est révélé être un vrai combat, mais nous vainquimes. 40 minutes d’un trajet remuant dans les embruns, ont fait de nous deux loques trempées (heureusement nous n’avons pas pris notre matos). L’ile est minuscule et déjà des centaines de chevelus s’y empilent, mais plus nombreux que les poilu (Jean : Frank qui ne s’est pas raze depuis plus d’une semaine est le plus poilu de tous), les moustiques, qui ont du subir un regime sevère, car ils sont affamés et avides de notre sang (Jean : ca change de ceux qui sont avides de nos dinero). Mais tout ceci n’est qu’un avant gout. Sur l’ile, rien à boire (Jean : hay un problema !) ni à manger. Et comme vous l’imaginez facilement, nous n’avions rien prévu. La faim et la soif nous ont tiraillé toute la nuit, avec comme fond sonore, une mauvaise transe des annees 90. Heureusement, si l’on peut dire, sur le coup de minuit, une tempête tropicale nous a rafraichi, desaltéré et trempé jusqu’aux os, mais surtout courcicuitant le groupe electrogene, elle a du coup, ménagé nos oreilles (Frank : on se fait vieux - Jean : il parle pour lui), rendant l’attente du lever moins pénible. Ici le soleil se lève tot, et à 6 heures nous étions rentrés à l’hotel, trempés mais contents d’en avoir fini avec ces conneries de djeunes (Frank : moi j’aime bien les conneries de Djeunes - Jean : c’est que t’es vieux).

Bar Coco Loco Utila

Noir ou blanc c’est un peu simple. Il n’y a pas qu’une vérité. Et toutes sont bonnes.


À peine débarqués à la Ceiba que nous sommes happés par le regguetton (réguétonne). Le regguetton et une version festive et caraibe du reggae, il fait partie de nos discothèques (Jean : hasta abajo de Zion y Lennox, c’est top !), et nous appel à faire la fête. Nous trouvons un hôtel, y posons nos affaires, et sortons. La Ceiba est un petit port sans autre intêret que d´être le passage vers les îles du Honduras, la ville, bien que peu touristique est remplie de bars et de discos toutes plus bruyantes les unes que les autres, mais toutes reggattonniennes. Nous trainons, buvons et parlons à tout le monde (Frank : nous sommes des machines a rencontres). Dans toutes les boites une multitude de jeunes filles du coin. Elles sont toutes faites sur le même moule, petites sans hanches, un peu boudinées avec des petits seins et une peau douce et dorée, ceci évidement ne concerne que les plus jeunes car la beauté ne résiste pas au temps sous les tropics. En tout cas elles nous plaisent bien, d’autant plus qu’elles ne sont pas farouches, bien au contraire. Nous dansons, buvons et rions toute la nuit (Frank : la danse ici c’est une sorte de simulation de coit, interessant.. - Jean : un peu cru quand même).
Au matin, la tête enfouie sous les aiselles de Carolina, au parfum de soleil, de sable chaud, mais aussi de terre humide (Jean : sans oublier la sueur), je me réveille la tête dans le cul, Frank est lui aussi collé à sa sirène, Margarita. Il est 10 heures, et nous n’avons entendu ni le réveil, ni même la corne du ferry. C’est cuit pour notre fullmoon party. Mais la nuit fut bien agréable et décidons de rester encore un jour dans ce port si acceuillant.

Jade Sea Horse Café Utila

Mais puisque ici la realité n’a plus cours, je pourrais tout aussi bien vous la dire.

Allongé sur sa chaise longue frank caresse du regard sa nouvelle conquête, Dorothy, une charmante anglaise qu’il a connu sur la piste de danse du club. Dorothy, qui a la trentaine bien tassée, est encore une beauté, ses taches de rousseur (Frank : j’adore les taches de rousseur - Jean : c’est vrai qu’elle est jolie.) et sont ingénuité, lui donnent un air d’éternelle jeunesse, que souligne deux tresses, que lui fit Frank durant la nuit. Il sirotent un margarita, en se prélassant au bord de la piscine. Soudain j’arrive hilare, tenant d’une main Mary, petite blonde menue et un bloody mary de l’autre, “Frank j’ai une idée !” dis-je avant de plonger dans la piscine. Puis tandis que j’émerge, ”Si on disait que nous allions dans les iles au Honduras à une fullmoon party”. Faut dire qu’avant d’inventer ce nouveau mensonge, nous avons tout bien préparé, car c’est munis de tout les guides sur l’Amérique latine, que nous sommes partis au club à Formentera, pour fomenter cette vaste blague, qu’est notre voyage au Guatemala. Et jusqu’a présent tout le monde ou presque n’y a vu que du feu, c’est vrai qu’on a beaucoup bossé. “ Ouais une fullmoon party avec plein de filles et de moustiques sur une île déserte.” Mary qui parle un français de cuisine, demande “Une désserte ! Oh yes ! Oune Tarte à le limone, j’adooooore !”, Frank ne peut que rire et approuver notre nouvelle fiction. Puis pour sceller cette nouvelle aventure, nous commandons un autre verre avant de partir pour une petite sieste réparatrice.

décidément la vérité n'est plus ce qu'elle était, et qui peut-on croire ?