Ma cabane au Guatemala

Les cousins voyageurs en Amérique centrale en 2005

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Palenque

 Sur les conseils de ces cons de guides, ils prennent un hôtel, désigné comme le coup de coeur du routard, mais avec pour conséquence d’être bourré de français, qui en français se plaignent aux français qu’il y a trop de français. (Jean : On crache dans la soupe, on est comme eux.) Du coup ils fuient pour aller au Maya Bell, un spot de vieux babas échoués.
Palenque
Le lendemain, visite des ruines, qui comparées à Tikal, paraissent un peu fades. et surtout trop touristiques, d’autant plus qu’on ne peut monter sur le temple, et qu’il y fait une chaleur oppressante. Mais la jungle, bruissante de mille cris aussi bizarres qu’inquiétants est toujours aussi impressionante.
Palenque
(Jean : Pour optimiser notre technique de branchage, je me suis acheté une paire de lunettes, un peu taffiole et franchement voyante, c’est hyper efficace. -
Frank : Trop fastoche, comme s’il avait besoin de ça, on peut pas le laisser tout seul, mais j’avoue que ça marche. - Jean : Pendant que j’écris, il branche la gonzesse à côté, on peut pas le laisser tout seul.)

De retour à l’hôtel ils font la rencontre de Santiago, un indien calandon, soit disant descendant de Maria Sabina (la sacerdocisa de los hongos magicos), mais surtout baratineur. Il fait le coup de la mystique Maya. Il embrasse et caresse les arbres (ce sont des arbres qui sonnent creux) (Jean : Pas autant que notre calandon), les appellant maman ou papa, se mettant à genou en esquissant un geste de prière. De tout ce cinéma, ils ne savent que prendre (Frank : Nous le saurons bientôt.)
Puis il en arrive au fait et propose des champignons, qu’ils ne pouvent refuser, vous connaissez leur gourmandise.
C’est complètement perchés qu’ils arrivent, à la Palapas, un repère d’allumés, qui essaient de les charger à grands coups de champis et de bières pour évidement les plumer. (Frank : On finit par devenir parano, mais je ne crois pas qu’on ai tort - Jean : On n’est pas des débutants, et c’est pas gagné.) Enfin ils réussi à s’extirper de ce traquenard, et retournent à l’hôtel. En chemin, sur la route plongée dans le noir, ils ont du mal à discerner le vrai des halues et il leur faut faire beaucoup d’efforts de rationalité pour savoir si ces lumières sont des lucioles ou le fruit de leurs imaginations, si ces ombres sont des gens ou des fantômes, mais une chose est sure, ils plannent.
Enfin à l’hôtel, nous rejoignons nos petites françaises et buvons la tequilla. que nous avions acheté. (Frank : Depuis il a toujours sa bouteille sur lui. - Jean : Il râle, mais il n’est pas le dernier à en réclamer - Frank : On espérait bien les saouler un peu pour rendre la soirée plus open.)
Palenque
Les filles sont effrayées par grouillement tout ces insectes (n’oublions pas que nous sommes dans la jungle), elles nous demandent de leurs installer une moustiquaire. Ce que, deux galants hommes comme nous, nous empressons de faire, et alors qu’elles nous montre où la mettre. (Frank : la moustiquaire)
En se retournant, elles voient sur le mur un gros insecte. (Jean : C’est pas moi.) Elles crient. (Jean : C’est pas moi.) Nous nous en approchons, les deux filles se blottissent derrière nous. Pas certains que ce ne soit pas une halucination, nous apercevons un scorpion noir d’une quinzaine de centimètres au-dessus de leur lit. N’écoutant que notre courage, nous n’avons d’autre solution que de tuer cette pauvre bête.
Frank : « Il me faut une arme ! » Jean lui tends sa sandale.
En plusieurs coups de tatane biens placés nous achevons le “monstre”
Cette bête que l’on prétend pouvoir résister aux bombes atomiques n’a pas survécu à un coup de savate.

Les deux filles, terrorisées par cet infra-monde grouillant autour d’elles (n’oublions pas que nous sommes dans la jungle), demandent à leurs deux héros de dormir avec elles, ce que nous ne pouvons refuser. (Jean : nous sommes vraiment trop galants.)
Palenque
Ici le danger n’est pas où l’on croit.
Palenque
et ceux qui semblent le plus dangereux, peuvent être les plus bienveillants.